L’arrivée au Caire s’est bien déroulée. Dès le soir, discussion avec d’autres voyageurs dans le salon de l’hôtel où il se révèle que la majorité des clients de la semaine sont français. Bonjour le dépaysement😉

L’avantage, c’est que ça m’a simplifié l’organisation des premiers jours en me permettant de me regrouper avec d’autres voyageurs pour découvrir la ville (Merci Dominique, Stéphane, Nadine et Icham !) et aussi partager certains coûts (comme les éventuels taxis)

Au programme, plusieurs balades avec au programme

* la mosquée Al Hussein et son mausolée (qui ne contient pas forcément sa dépouille)

Mosquée Al Hussein, Caire, Egypte
Mausolé, Mosquée Al Hussein, Caire, Egypte

* Le palais Abdeen

L’un des rares lieux où il faut payer pour pouvoir garder son appareil photo et l’utiliser …
Un amusant coffre piégé

* la citadelle Salah Al Din et les mosquées qui la composent et l’entoure

* le musée égyptien où on admirera entre autre le masque de Toutankhamon ou la minuscule statue de Kheops (photo interdite à l’intérieure; il est obligatoire de déposer l’appareil à la conciergerie)

* petit tour vers le Nil, proche du musée égyptien

* les pyramides de Giza (local) / Gizeh (fr)

Un point qui m’a frappé en arrivant, c’est la barrière de béton qui protège le site. Un moment, je me serais cru devant le mur israélo-palestinien même si celui-ci est à une toute autre échelle.

Avec mes compagnons de voyage, nous avons eu droits à tout une série de marchandage concernant le recours ou pas à un chamelier. Une simple comparaison, les tarifs à l’extérieur vont de 100 à 400 EGP (incluant les 60 d’entrée), alors qu’à l’intérieur, on est entre 20 et 40.

* le quartier copte, visité rapidement en fin de journée (malheureusement, la plupart des musées officiels ferment entre 16-17h ici)

Si j’étais très satisfait de mes visites, quelques petites choses m’ont déplu:

* la multiplicité des « options » de visite et la faible mise en valeur de certains patrimoines

Au musée égyptien, comme la plupart des sites, l’entrée est à 50-60 EGP (Egyptian Pound). Cependant, cela ne comprend aucun guide (première option), la section des momies royales requiert un extra de 100 EGP (pour un couloir à traverser en 15min) et on sent que le musée a un âge certain, je dirais même plus, un certain âge … Beaucoup d’antiquités n’ont pas d’étiquettes. Celles qui en ont oscillent entre arabe/anglais et arabe/français/anglais (sans doute suivant l’archéologue qui l’a découverte)

De l’autre côté, Le journal « Le point » de janvier 2011 semblait affirmer qu’un chantier d’un grand musée égyptien était en cours. Espérons qu’il permettra d’améliorer l’expérience du visiteur

* La propreté ou plus exactement, le nombre de décharges à ciel ouvert.

C’est très frappant lorsqu’on va à Giza, où il y a un canal qui sert de gigantesque poubelle. Là où l’eau est sans aucun doute un de nos biens les plus précieux, aucune protection n’est organisée. Même le site lui-même regorge de vieux emballages jetés par terre

Certains me rappelleront sans doute que je suis dans un pays en voie de développement, mais il me semble qu’avec un tourisme important et sans doute nombre de subventions UNESCO / FMI / etc, il y aurait moyen d’assurer un minimum. Je ne sais pas quel sont les obligations liées à la préservation du site mais sa propreté, la bonne gestion de l’eau et des déchets aux alentours devraient certainement en faire partie.

Dans le vieux Caire ou le quartier islamique, on trouve facilement des « petites » ordures par terre (j’ai vu une femme jeter un carton dans la rue depuis son balcon …) et les poubelles sont rares. J’aurais tendance à espérer que c’est moins le cas dans les quartiers modernes de la ville.

Sur le reste, les égyptiens sont très sympas et moins agressifs commercialement que d’autres pays du Maghreb.

Pekin Express 2011: l'équipe de César Anecdote: Samedi soir, on voit 2 routard sur la route avec une sorte d’étiquette dans le dos … quelques secondes d’hésitations plus tard et nous réalisons que nous avons une équipe du prochain Pékin Express sous les yeux😉