(English below)

Arrivée

Départ classique le 13 août (…), prise en charge par tuk tuk et minivan touristes (moins cher que le bus public à cause du coût supplémentaire du tuk tuk vers la station de bus), Le minivan est bien rempli et nous partons pour 6-7h de voyage théorique …

Peu avant le déjeuner, nous nous interrompons à cause d’un problème sur la route. On nous annonce qu’il y a eu un glissement de terrain, mais il serait de petite ampleur. Le déblaiement est en cours et nous ne patienterons qu’une heure sur place. Malheureusement, il nous faudra bien constater que le problème est loin d’être réglé. Au fur et à mesure que nous nous rapprochons de l’incident, nombre de véhicules, en particulier camions et bus, sont stoppés sur le bord de la route. Après s’être arrÊté et fait quelques dizaines de mètres à pied, nous sommes face à un gros tas de terre et même si un tracteur est à l’oeuvre, il semble falloir encore quelques heures de travail avant de pouvoir passer. Les locaux ont déjà « aménagé » un chemin secondaire à pied, même si celui-ci semble un peu aventureux et motos, sacs, vaches, etc. s’y engouffrent. Quelques touristes backpackers suivent. De notre côté, après un peu d’attente, de discussion avec les autres voyageurs, le chauffeur (qui ne semble que peu informé et pas vraiment à l’aise en anglais), nous comprenons que le déblaiement ne se comptera pas en heures mais en jours.
   

Nos options:

  • attendre sur place au risque de dormir dans le minivan ou dans des guesthouses improvisées/saturées,
  • retourner à Luang Prabang (soit pour attendre, soit refaire le chemin d’une autre manière – route au nord ou vol),
  • passer de l’autre côté du glissement de terrain par le chemin secondaire là où une horde de locaux la déjà fait.

Les passagers se scindent entre les 2 dernières options, je pars sur la dernière. Nous faisons cependant un point avec le chauffeur

  1. pour être rembourser partiellement du voyage,
  2. pour obtenir qu’un minivan de la même compagnie nous attende de l’autre côté.

Le chauffeur n’arrivant pas à suivre, c’est son boss par téléphone qui discutera avec nous. Finalement, nous obtiendrons 50.000 Kip de remboursement (sur 115.000; 1€ ~ 11.000 Kip) et théoriquement une assurance de pouvoir continuer le voyage de l’autre côté.

A quatre, nous entamons la monté du chemin secondaire, le passage ensuite rejoint un village avec une route de terre juste au-dessus de celle goudronnée. Une centaine de mètre plus loin, le chemin est coupé à nouveau par la partie haute du glissement de terrain. Une petite échelle permet de continuer à monter pour poursuivre le passage. Facilité qui se paye 1.000 Kip auprès de son heureux propriétaire … passage un peu chaud mais nous arrivons à passer de l’autre côté et à rejoindre le chemin de terre initial, qui après quelques centaines de mètre, rejoint la route initiale. C’est du haut de chemin que nous constatons réellement les dégâts et estimons à minimum à 4-5 jours de travail la rétablissement d’un passage (plus pour une route).
   

L’aventure n’est pas finie. Première chose, essayer de trouver un véhicule pour rejoindre notre destination initiale Phonsavan. Nous ne mettrons pas la main sur le minivan prévue (en supposant qu’il était là), la plupart des gens partent pour Vang Vieng au sud … finalement, après difficultés et négociations (forcément tout se paye), nous embarquons à l’arrière d’un camion pour Phou Khoun, qui est au croisement des routes entre Luang Prabang, Phonsavan et Van Vieng / Vientiane. Coup de chance, sur place, le prochain bus local est dans 10 minutes, le confort n’est pas vraiment assuré: nous sommes installés sur des chaises rajoutées au milieu du bus (Ce n’est pas un bus indien ou sri lankais mais tout de même). Enfin, ce soir, nous serons arrivés à bon port au moins ! ce qui sera le cas après 3 heures et demi de voyage.

Petite analyse post-incident:

Vu d’un occidental, on peut dire qu’il n’y a aucun process de gestion crise (aucune information affichée – date/heure incident + début déblaiement + fin estimée, les conducteurs semblent peu informer et parlent peu anglais => appel leur boss pour discuter avec voyageurs), faiblesse ou pas de communication entre services de transports (même après avoir traversé, en milieu d’après-midi, il y avait toujours des bus/camions qui passaient sachant qu’ils seraient bloqués: petite route => pas de demi-tour possible), aucune présence officielle visible (policiers, pompiers, militaires ou autre). pour les locaux, cela semble plus « amusant » et créateur d’opportunités/argent (1k Kip pour utiliser l’échelle sur le contournement du glissement de terrain, 15k et + pour un trajet en camion, …). A priori, il n’y a pas eu de blessés/morts (ou c’était réglé avant que mon minivan arrive).

Pour référence, les « road landslide incident response » sur Google renvoient pas mal de littérature (hong kong, blog incident management, some Community Emergency Response Team in Utah, Landslide response plan in St Lucia, … + Ready.gov – USA & Prim.net – FR). Bien sur les moyens ne sont pas les mêmes et dans un pays en voie de développement où le comportement général sera de passer et pas de s’éloigner du lieu de l’incident comme tout organisme occidental le préconisera pour des raisons principalement juridiques …

Là où nous avons été « chanceux » est qu’il n’a pas plu pendant notre « traversée ». Clairement, là, ca n’aurait pas été raisonnable.

Pas de trouvé de news officielle sur le sujet, juste qq blogs ou forum expat.

Visite

Le tour de Phonsavan a été plus standard que le voyage.

  • Bomb craters: restes encore visible d’une utilisation démesurée des bombardements;
  • Bomb village (tribu Hmong): son nom est principalement dû à la reconversion d’obus dans les constructions et quelques jolis visages d’enfants;
  • Jar site 1: principalement site avec des jarres en pierre, fabriqué sans raison identifiée. Il y a beaucoup d’histoires mais, pour l’instant, pas de fait avéré;
  • another night market ,
  • animation locale (star-ac like et fléchettes).

Arrival

Travel between Luang Prabang and Phonsavan was quite an adventure. I left in minivan for a planned trip of about 6 or 7 hours on Aug, 13th.

A bit of time before lunch, we stop at a village food stall. Some trucks and minivan are there, it seems there is a landslide in front of the road, but we are said we could go through in some time. After about one hour, we continue but the road seems to fill itself with stopped car / trucks / bus which didn’t seem like a good sign and yes, in the end, the landslide was still there and at first view, it still needed many hours of work. Local peoples had already create a secondary path on the side, going up, and big bags / motorcycles / cows seem to follow, few tourists also. After some wait, some discussion with other travellers, driver and local people, we understand that the cleaning work will take some days.

Our choices:

  • wait there with a big risk to have to sleep in minivan or in last-minute overcrowded guesthouse,
  • back to Luang Prabang (either to wait, either take longer road in the north, either flying),
  • go on the other side of the landslide by walk as many people did.

Minivan passengers split themselves in the last 2 options. I took the latest. We discuss with the minivan driver

  1. to be partially refund of the travel,
  2. to ensure a minivan is waiting for us on the other side.

Driver had some engish difficulties, it’s his boss who will discuss with us by phone. We got 50.000 Kip for refund (on 115.000 Kip travel cost; 1€ ~ 11.000 Kip) and theorically, insurance to be able to continue the trip on the other side.

With three other travellers, we went on the path up. It went through a village and after a large plain path above the standard road. About hundred meters later, it is also cut by a big hole due to landslide. A small ladder helped us to continue going up to cross, but you had to pay 1.000 Kip to its happy owner. After some more mud passthrough, we are back on the village path which after a few hundred meters joined the road. It’s only from above of this path that we could assess the real damages and estimated at least 4-5 days of cleaning work (and probably more to restore full road)

Adventure is not ending. First thing, try to find a car to our destination, Phonsavan. We didn’t find the planned minivan (if it was there), most people are going to Vang Vieng … but after some time and bargaining, we went on a small truck to go to Phou Khoun, crossing of roads between Luang Prabang, Phonsavan and Vang Vieng / Vientiane. Lucky, from there, the next local bus was 10 minutes later and only 60.000 Kip. Still, a bit like some Sri lankan bus, we had to sit on added chairs in the middle of the bus but tonight we will be arrived ! (after 3h30 extra hours).

Quick post-incident analysis:

From a western point of view, it realy seemed there was not any crisis handling process: no reliable information communicated on the location of incident or before (like datetime of incident, when cleaning started and estimated end), drivers not really informed and difficulty to communicate with passengers because of limited english (after, they still manage to phone their boss), lack of communication between transport company (even in the middle of afternoon, we still saw bus and trucks going inside the way whereas we knew they will be blocked and with the small, no turn-back would be possible), no visible « official » presence (police, military, …). For local people, it seems more usual stuff and opportunities creation (ask for 1.000 Kip for ladder use, 15.000 Kip and much more for truck drive to Phou Khoun, …). For what we saw, there was no hurt or dead people, but it might have been handled before we arrived.

Looking on Internet, « road landslide incident response » got a lot of response (hong kong, blog incident management, some Community Emergency Response Team in Utah, Landslide response plan in St Lucia, … + Ready.gov – USA & Prim.net – FR). Of course, there is a lot of difference between western and developping countries. First main one, in western country, anybody will be stopped and not go through the landslide for safety but also/mainly legal reasons.

Still, one point were we were « lucky »: it didn’t rain during our landslide crossing … else, it would really have been not sensible.

Have not found any official news or incident page on the Net, only a blog and an expat forum.

Visit

  • Bomb craters area,
  • Bomb village (Hmong hilltribe): mainly named because of the re-use of bombs shell in constructions,
  • Jar site 1: the main site of many jars, built on a montain far away for unknown reasons,
  • night market,
  • local animation.
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