(English below)

Arrivée

Arrivée en bus de jour depuis Tupiza, ~6h30.

Visite

Altitude: 4067m (wikipedia).

  • Centre-ville, Iglesia, mercado,

Mines de Potosi: Cerro Rico

Tour d’environ une demie journée ou comment prendre conscience de la vie des mineurs. Et comme pour beaucoup d’endroits, malgré ce que beaucoup considèrent comme des conditions de vie très difficile (si ce n’est plus), des gens qui restent heureux et gardent le sourire. (je vous encourage à faire le tour avec une agence crée et gérée par les mineurs).

Il y a 10 à 11 000 mineurs travaillant dans la montagne du Cerro Potosi, alias Cerro Rico (Mont riche), alias Sumar Orcko (Quechua pour Cerro Hermoso ou Mont merveilleux). Preuve de ce « choix » de vie, 80% des mineurs travaillent en mode coopérative plutôt qu’en entreprise privé. Cette dernière garantie un minimum de salaire et donne accès à l’hôpital entre autre, mais les mineurs préfèrent parier sur la découverte du bon filon (que ce soit en quantité et/ou en qualité) avec de meilleures retombées dans ce cas. Les 2 derniers cas de mineurs devenus millionnaires datent de 1979 et 1992 mais cela n’empêche pas les mineurs d’y croire. Influence américaine ou non, ceux qui réussissent à faire de l’argent l’investissent en premier lieu dans leur voiture, qu’elle soit à l’européenne, ou surtout à l’américaine (hummer & co …). Les heures de travail sont en général de 8-10h à 18h mais avec un fonctionnement en groupe, les mineurs peuvent avoir plus de flexibilité dans leurs heures ou jours de repos. Pendant ces derniers, les mineurs se retrouvent pour un verre ou pour un match de foot.

Dans les 500m approximatifs de profondeur de la mine, ce n’est plus Dieu qui est vénéré, mais El Tio ou « l’oncle », souvent représenté et parlé en langage cru, illustrant le côté machiste des mineurs (que des hommes). Il y a plus de 1000 représentations du Tio dans la montagne, de toute taille et toute qualité.

Et les incidents? pour les touristes, très rare a priori. le dernier dont on m’a parlé date de 1998 où un touriste japonais a été heurté par un wagon et a chuté dans un trou. Le groupe était cependant excessivement gros (plus de 20 personnes contre moins de 8 aujourd’hui) et non guidé par un ancien mineur. Pour les mineurs, une jeune de 22 ans a été tué de manière rapide par une poche de gaz toxique environ 2 semaines avant ma visite. Normalement, les mineurs utilisent des lampes à carbure pour détecter ce genre de poche (ou des animaux à l’époque des colonies).Les enfants se font aussi a priori plus rares qu’avant dans la mine même si beaucoup de mineurs reconnaissant avoir commencé très tôt.

Le tour commence par le vestiaire: sur-habits, bottes, casque avec lampe, éventuellement un foulard de protection (émanation à la « raffinerie » ou la poussière dans la mine) et un petit sac pour les « cadeaux » aux mineurs qui seront acheté à l’arrêt suivant. Proposé dans la ruelle « supermarché mineur », plein de petites boutiques avec vente de soft drink, sac de feuilles de Coca (meilleure respiration), alcool (à 96% … mais légèrement parfumé/sucré donc ca ne fait pas totalement alcool à brûler😉 … et dynamite …
Les feuilles de Coca représentent un coût notable dans le salaire des mineurs: environ 13%, ils en mâchent 2 sacs par jour.

Raffinerie:

Entrée dans la mine:

première partie consolidée datant de l’époque des colonies et construites de la main des esclaves locaux ou africains.

Les tunnels se défilent, large ou serré, sol légèrement inondé ou pas, poussiéreux ou pas. Rarement des colonnes de ventilation.

A mi parcours, pause près d’une icône d’El Tio, notre guide Pedro après une petite explication nous fait les vœux d’usages: pour les couples, mariage et bébé, pour les célibataires, plein de compagnons ou compagnes.

Cycle dynamite, nous n’en verrons pas exploser car le segment vu va en utiliser beaucoup et les mineurs attendront le soir pour la faire exploser de façon à laisser retomber la poussière pendant la nuit.

Nous ressortirons par un autre chemin et autre mine, autre icône d’el Tio.

Côté environnement, bien sûr, il s’agit d’une mine, mais bon … extérieur comme intérieur de la mine sont des poubelles, nombre de déchets jonchent le sol, bouteille ou sac plastique.

Il semble aussi que chaque groupe de visiteurs (même dans une même agence) emprunte un parcours différents (et ne se croisent pas). Différentes expériences, différentes vue du Tio.


Arrival

Day bus Tupiza – Potosi, ~6h30.

Visit

  • Town center, Iglesia, mercado,

Cerro Rico Potosi mines

Tour of about half a day or how to realize the (hard) life or miners. And as for many place in the world, even if most people will consider it as a harsh life, miners stay happy and keep smiling. I will encourage you to make the tour with an agency created and managed by miners.

There is about 10 to 11000 miners in the mount Potosi, also named Cerro Rico (Rich Mount), also named Sumar Orcko (Quechua for Cerro Hermoso ou wonderful mount). Proof of this life « choice », 80% of miners work in cooperative and not in private company. The latter would guaranty a minimum salary and give access to hospital omong other things, but miners prefer to bet on a good discovery with better income in the former case. The 2 last case of miners becoming rich in millions are from 1979 and 1992 but miners still believe in it. American influence or not, most of miners who earn some money invest it firstly in their car (saw some hummer …). Working hours are about 8-10am to 6pm but with cooperative group, miners can have more flexibility in their hours or rest days. During them, miners meet for a drink or a football match.

In the about 500m depth of the mine, It’s not God which is revered but El Tio or the uncle, a kind of god/devil, mostly representead and spoken in crude language. It is the machist side of miners, a work with no women. There is more than a thousand icons of El Tio in the mountain of every size and every quality.

And for incidents? For tourist, hardly it seems. The last, I was spoken about, is from 1998: a japanese tourist was hit by a wagon and fell in a hole. On the other side, the group was very large (more than 20p against less than 8p today) and guided by a person who was not a miner previously. For miner, a 22y old guy was killed by a toxic gas pocket about 2 weeks before I did the visit. Normaly miner use carbide lamp to prevent this (or animals at the time of colony). Kids seems also less common inside the mines than they were before, even if many maniers admit to have started early.

The tour starts in the cloakroom:
Le tour commence par le vestiaire: on-clothers, boots, helmet with lamp, possibly a scarf (to protect of dust or emanation in « refinery ») and a small bag of « gifts » for miners which will be bought at next stop. Offered in a street/lane « miner supermarket », many small shops sell soft drink, coca leaves bag (better breathing/resistance), alcohol (96% …) and dynamite …
Coca leaves are a noticeable part of the use of miners salary: about 13%, using 2 full bags per day.

Inside the mine:
First part from colony and built by local/africans slaves.
Tunnels go, tight or large, partly flood or not, dusty or not. Hard to be there 2 hours so full day …
At half trip, break near an icon of El Tio. Our guide, Pedro, after a short exlanation, wish us usual things: for couple, wedding and babies, for solo, many partners …
For dynamite, we will not see some explode (better?) as the mine segment we visited will be largely exploded and miners will wait evening to start it so dust can settle during the night.
We will get out through another path, another mine and another icon of El Tio.

As for environment, of course it’s a mine but … outside and inside could be a trash as lot of garbages are present in both parts.

As for path, it seems every group (even with same agency) goes to a different one (and almost never cross the path of another). So different experiences, different Tio.


Liens // Links: