(English below)

L’aller depuis Coroico/Yolosita s’était fait à peu près bien (~15h). cahoteux mais pas trop froid et sans vrai problème.Le retour a été un peu plus sioux.

Arrivée du bus avec une heure de retard qui a résulté en un blocage pour cause de route en travaux pendant 9h (route fermée de 6h à 16h et on est arrivé vers 7h; impossible de passer malgré la tentative de négociation du chauffeur). Donc, journée à explorer les alentours du village perdu sous une pluie fine …

A peine une heure après être repartie, nous sommes tombés dans un autre ennui: la boue. Si au même titre que pour les glissements de terrain au Laos, on pourrait penser que les locaux sont préparés à être embourbés, ca n’est pas vraiment le cas. Juste le seau, une pelle et une pioche pour mettre de la terre sèche (enfin moins mouillée, celle qui vient du talus du bord de route) sous les roues et ensuite forcer le moteur … Il nous aura fallu 2h pour en sortir avec une petite participation de quelques uns pour pousser le bus (même si je doute de l’intérêt de la manœuvre). C’est seulement à la fin, 2min avant de sortir de la zone boueuse, qu’en engin de voirie est arrivé, histoire de remettre la route en état.

Parce qu’il ne fallait pas s’arrêter en si bon chemin, un peu plus tard, c’est l’essieu ou la couronne qui a laché … le chauffeur a cependant réussi à faire demi-tour (au prix de son pare-choc … c’est pas vraiment des routes où un bus est censé tourner). Là les passagers se sont séparés entre ceux attrapant un taxi/voiture de passage, le bus du jour suivant qui nous avait rattrapé et le retour vers le village précédent pour changer de bus.

Au bout de 30h (au lieu de 20), nous sommes finalement arrivé à 6h à La Paz. Et pourtant, ce n’est pas les pires bus que j’ai fait (plutôt le népal = bus indien et route de montagne défoncée), par contre pas mal les 30 heures de bus (même si un autre français me disait avoir fait 40h …).


The bus Coroico/Yolosita – Rurrenabaque went almost normal (~15h). rough but not cold and no real problem. That was not the case of the way back.
Our bus arrived (and left) one hour late from Rurrenabaque and as a result, we were block on some part of the road « in construction » for 9h … (road was closed to trafic except 2-wheels from 6am to 4pm and we arrived at 7am; can’t pass even if the driver tried to negociate). We pass the day between bus, local restaurant and a bit of exploration of hills around this lost village, with a charming light rain …
Hardly one hour after being back on the road, we got another problem: the mud. I would say that as common as it seems and like landslide in north laos, you would think that they will be well prepared to this, but that’s not really the case. Just a big bucket, a shovel and a pick to get « dry » earth (more precisely a bith less wet, from the road side) under the wheel of the bus and push engine after … We needed 2h to exit the « mud zone » with a bit of help of some passengers to push the bus (even if I’m not really sure it was useful). It’s only at the end, 2min before we exit, that a construction road vehicle arrived to clean up the road.
As it would have been a pity to finish like this, a bit later, that’s one of the crown/axle of the bus which broke … Driver still managed to do a half-turn (which is clearly not easy on this kind of road) but lost his back bumper. The bus went back to a previous village to switch to another bus and, on the road, part of passengers split to taxi/cars and the next bus (of the same company but which left ~12h later …)
Finally, we arrived around 6am in La Paz. That was not the worst bus trip I did (more Nepal, which means indian bus and very bad montain road/path), but the 30h of bus (instead of 20) were clearly one of my biggest (but another guy in Rurre said that he had done 40h …).