(English below)

Préparatifs

Près de Cuzco, je souhaitais faire un trek sympa car la région s’y prête beaucoup: pas l’inca trail (pour cause de quota, de masse touristique et d’inflation des prix et après réflexions, pas aussi inoubliable que ca), Salkhantay me paraissait aussi dans une situation similaire, Choquequirao (‘Berceau en or’ en quechua) et ses ruines archéologiques (et qui fait l’objet d’un projet de restauration franco-péruvien détaillé dans le très beau livre ‘Choquequirao, le mystère des lamas du soleil et le culte aux apus’, ASIN: B001F9EHGS) était un choix possible mais c’est surtour l’Ausangaté (un apu ou montagne sacrée en quechua, haute de 6384m; célébration du ‘El Señor de Qoyllur Ritti’ en juin) qui a retenu mon attention.

D’une durée de 5-6j si on fait la boucle complète (quoique, je pense qu’il est faisable en 3j si on cherche à speeder mais c’était pas mon cas), certains sites le qualifient d’un des 10 meilleurs treks au monde et sans aller jusque là, moi, en tout cas, je l’aurais largement apprécié🙂

Par contre, étant un peu en dehors des sentiers battus, l’organisation du trek a été un peu difficile. Initialement, comme d’habitude, j’ai cherché des compagnons à mon hôtel, dans mes rencontres ou via les forums Internet mais sans succès. Les agences comme pour le reste de l’Amérique du sud n’aident que peu à la formation de groupe (plus le hasard). Les rares cas où on m’a proposé des groupes étaient plus pour 2-3j (donc passer devant la montagne et pas derrière, ce qui vu du net, semblait beaucoup moins intéressant) et souvent avec des israéliens pour quelque raison que j’ignore (après un peu de googling, il semble que Cusco soit une des destinations classiques des jeunes israéliens après leur service militaire. En tout cas, c’est la première ville que je fait avec si souvent de l’hébreu utilisés pour les affiches … quand c’est pas l’agence de touristes qui vous parle en hébreu).

Au final et après quelques jours de réflexions, je suis allé seul et directement à Tinki pour organiser moi-même mon trek (et éventuellement trouver des compagnons sur place). Depuis la Calle (rue) Tomasa (près de l’hôpital/coliseo), j’ai pris avec difficulté le bus Cusco – Tinki: on m’avait annoncé le jour précédent un bus toutes les heures mais ce jour là, il semble que devant une affluence forte, tous les bus étaient partis avec le premier horaire du matin, soit 3h du mat, ce qui a résulté en un horaire suivant à 9h seulement (Aller-retour ~ 2x3h). Passage rapide à Urcos, Ccatcca et Ocongate avant d’arriver en milieu de journée avec une petite pluie à Tinki. Le trajet est rapide (environ 3h30) avec la mise en service depuis quelques années d’une autoroute (et pas les 5-8h mentionnées le plus souvent sur le web). Sur place, pas trouvé de compagnons, mais j’ai pu me mettre d’accord avec un arriero local (muletier qui prend en charge le transport de l’équipement avec une mule/cheval et la cuisine – et un peu guide aussi) sur un prix raisonnable (et qui rentrait dans la fenêtre des prix donnée par les agences pour des groupes de 2 à 6 pers minimales) incluant cheval et tente (que je n’avais pas pris à Cusco en espérant pouvoir tout faire en refuge comme indiqué sur un des liens ci-dessous), la bouteille de gaz (idem, attention depuis Tinki, seul le format famille est dispo normalement pour 5-6p ~36sol … Cusco pour les versions mini pour 2-3p ~20-30sol), l’accès aux refuges (~5-15sol pou la première et quatrième nuits) et bien sûr la bouffe pour 5j (~100sol). Seul l’entrée (15sol) reste à ma charge. Plutôt satisfait. On prend l’après-midi pour trouver cet arrangement et faire les courses en décidant de partir le lendemain matin.

Pratique:

  • Contrairement à ce que j’avais vu relaté dans un blog post, agences comme arriero (muletier) m’ont dit qu’il fallait obligatoirement la tente pour le faire le trek. Seul la 1ere et 4e nuit peuvent être faites en refuge, sinon, c’est camping. Dans mon cas, électricité seulement disponible à Pachanta (4e nuit). En général à moins d’une heure de marche des campings, on peut trouver des huttes de locaux/bergers mais a priori, peu de guides/arriero y ont accès ou les utilisent;
  • Facilités de toilettes (certains cas douche) disponibles dans les 4 cas, mais pas toujours opérationnelles (pour moi, en sept, 3/4 fermées pour quelque raison que ce soit);
  • Eau: quantité de ruisseaux, à bouillir ou pastilles purifiantes;
  • Téléphone mobile: faible couverture que ce soit à Tinki, un peu sur les chemin Tinki – Upis et Tinki – Pachanta (mais pas dans ces 2 stops) et +/- 20min autour de la 3e pass (J4) sinon rien pour mon opérateur (M.);
  • Directions: le trail est en général bien visible et quelques flèches/kilométrages mais rarement d’indications autres et beaucoup de passages avec de multiples trails donc soit vous avez un guide/arriero, soit vous êtes bien préparé (carte/boussole, gps, …);
  • Agence comme arriero de faire une partie du parcours sur le cheval mais si vous êtes en bonne condition et bien acclimaté, ce n’est vraiment pas nécessaire (sauf si vous voulez faire du cheval🙂;
  • Livre, carte ou autre à prévoir pour s’occuper les après-midi repos;
  • Bouillote confort pour chauffer le sac de couchage le soir😉;
  • Pour préserver ses batteries en condition de froid, les mettre avec soi dans le sac de couchage la nuit;
  • La majeure partie des locaux en montagne parlent uniquement Quechua, donc difficile à aborder sans guide/arriero local;
  • Le guichet d’entrée du trek ne semble pas renseigné, notamment sur l’accès des locaux toilettes partagés. A la fin, j’ai demandé pourquoi 3/4 n’étaient pas opérationnels et aucune info.

Références/liens:

J1

Nous partons vers 7h30 depuis le pont de Tinki où se trouve la caisse pour les droits d’entrée au trek (et où on s’enregistre aussi mais pas de pointage au retour). 2 premières heures pas mal montantes, mais on s’en sort avant de s’arrêter à la maison de mon arriero où il récupert une partie de l’équipement (gasinière, vaisselle, son sac de couchage, …)

Le temps nous fait quelques petites frayeurs avec un petit crachin de temps en temps mais qui ne se transformera en pluie (et même en grêle) que après que nous soyons arrivé à Upis (vers 11h30). On a même eu un peu de tonnerre dans l’après-midi.

L’après-midi repos, un peu de marche autour (mais pas non plus grand chose) et surtour admiré le paysage (lorsque le temps le permettait). Je suis aussi allé profiter des « eaux thermales » locales que je qualifierais plus de piscine chaude🙂. Petite taille et température confortable (mais c’est pas un onsen japonais!)

A Upis, il y a 4-5 refuges (privés comme pour Pachanta) et dont, semble-t-il l’accès se fait par le guide ou l’arriero (pas possible d’arriver comme ca et de choisir son refuge). Facilité sommaire: maison avec lit et couvertures, un local qui fait cuisine (mais sans aucun équipement à l’intérieur), toilette/douche partagées entre tous les refuges (mais ce local était fermé le jour où je suis passé), pas d’électricité pour moi.


Preparation

Around Cusco, I wanted to do a nice trek as it seems there is a lot around: not the inca trail (quota, crowded, expensive and in the end not so nice), Salkhantay was looking similar, Choquequirao (‘Gold cradle’ in quechua) and its archeologic ruins (and part of peruvian-french restauration project detailed in the book ‘Choquequirao, le mystère des lamas du soleil et le culte aux apus’, ASIN: B001F9EHGS) was a possible choice but, in the end, it was the Ausangate trek (apu or sacred mountain in quechua, 6384m high, with celebration of ‘El Señor de Qoyllur Ritti’ in june) which I took.

Lasting 5-6 days if you are doing the complete loop, some websites like besthike.com present it as one of the top10 world trek. After, the main thing I will retain, I appreciated a lot the trek.

On the other part, as being off beaten trek, the organisation was a bit more difficult. I started looking for partners at my hostel, meeting or through Internet forums but without success. Travel agencies like for the rest of south america are of little help for that (except random luck). in few cases, I was offered to go with group for 2-3d trek, which means going front of montain and not the full loop behind, which seems a lot less interesting and often with israelis for some unknown reasons (after googling, it seems Cusco is a classic destination of young israelis after military. At least, in my view, it was the first city I visited with so much hebrew everywhere and some tour agencies are speaking hebrew too).

In the end, I went alone directly to Tinki to organize the trek myself. From Calle (street) Tomasa (near hospital/coliseo), I took the bus Cusco – Tinqui: a bit of adventure as I was said there was a bus every hour the day before, but this day, as it seems to have a lot of affluence, all the bus had left at the first hour, 3am … so next one was not before 9am (3h one way x2). After the bus got quickly through Urcos, Ccatcca et Ocongate before arriving in mid-day in Tinqui with a small rain. Road is relatively quick (~3h30) as there is a new sealed road since a few years (which avoided the 5-8h of road that you can find most of the time on the web). There, not found any partners, but I managed for a reasonable price to get an ‘arriero’, a guy who will handles mules or horses to carry equipment, do cooking stuff and minimal guiding. Price was in the range I had from tour agencies with group of 2-6pers if not, a lot more, including horse and tent (which I didn’t rent from Cusco as I was hoping to do the whole trek in refuge as described by one of the link below but it doesn’t seem possible), gaz bottle (Attention, Tinqui has only big ones for 5-6p ~36sol, get it in Cusco for 2-3p ~20-30sol), refuge access (1st and 4th nights) and of course the food for 5d (~100sol). The only extra I have to pay is the entrance fee (15sol). After deciding on price, we bought the food and rest to leave quietly the day after.

Practical:

  • Unlike one of blog post below, agencies and arriero say that it’s mandatory to have a tent to do the trek. Only the 1st and 4th night can be in refuge, else it’s camping. Most of the time, I saw houses at leass than one hours of campings but it seems only locals/sheperd and guide/arriero don’t seem to use them or be able to access them;
  • In my case, I got electricity only on the 4th night at Pacchanta.
  • Toilets building available for the 4 nights but not always operational (for me, this sept, 3 on 4 closed or not functional for unknown reason);
  • Water: lot of rivers/sources. need to boil it or use purifying pills;
  • Mobile phone: limited coverage depending on your operator and terminal, be it in Tinki, a bit on the path Tinki – Upis and Tinki – Pachanta (but not in those place) and around +/- 20min of 3rd pass Campa (J4) else nothing (at least for M. operator);
  • Directions: most of the trail is clearly visible and there is a few arrows/km signs but else not much signboard even where it seems there are multiple trails intersection. So have a guide/arriero or be prepared (compass/map, gps, …);
  • Agencies and arrieros offered to do part of the path on horse, but if you are in good physical condition and with good acclimatization, that’s not really needed … unless you want it;
  • Book or else to keep you busy on resting afternoon;
  • Hot water bag is a nice extra to warm you and the sleeping bag on cold evening😉
  • As usual with cold, keep your batteries in the sleeping bag at night to preserve their power;
  • Most mountain local people seem to speak only quechua, so difficult to have a tchat without a guide or an arriero.
  • The entrance counter (at the bridge) doesn’t seem to have any information on the trek. Most notably, I asked at the end why 3 on 4 of the toilet buildings (which seem recent) were not functional but they didn’t know.

References/links:

Day 1

Left around 7.30am from Tinki bridge where is the counter to pay for the entrance fee and register for the trek (but no acknowledge when back). Two first hours up and a stop to my arriero’s house to get the last part of trek equipment (gaz stove, cooking stuff, sleeping bags, …)
Weather scared us a bit with some little rain but, on the nice point, it waited that we arrived at Upis (~11h30) refuge to transform in big rain (and hail too). Some thunderstorm too in the afternoon.

Afternoon, mostly for rest and walk a bit around (but not a lot). Mostly enjoying landscape (when not raining) and the local hotsprings (a small warm swimming-pool).

In Upis, there is about 4 refuges (private like Pacchanta) and it seems access is conditioned by the guide/arrierro. It is not possible to arrive and choose your refuge). Basic stuff: bed with blanket, a room for cooking (but without any local equipment), shared toilets/shower between refuges (but it was closed when I was there), no electricity in my refuge.